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Les constructeurs automobiles s'attèlent à dessiner le véhicule de demain, et visent à en faire un tiers-lieu.

par Xavier Ridel 13 Janvier 2017, 11:19 Voiture autonome

Les constructeurs automobiles s'attèlent à dessiner le véhicule de demain, et visent à en faire un tiers-lieu.

Même si les premiers essais d’Uber aux États-Unis n’ont pour le moment pas été très concluants, il n'est pas difficile d'imaginer que bientôt les voitures n’auront plus besoin de conducteur.

Une révolution qui bouleversera forcément notre conception du transport automobile, du moins pour ceux qui avaient l'habitude de se mettre derrière le volant.

 

Quelle(s) fonction(s) assignerons-nous à l'avenir à ses déplacements?

Le CES, qui se tenait du 5 au 7 janvier à Las Vegas, a déjà donné quelques éléments de réponses, soulevant notamment la question du «tiers-lieu».

Ledit concept est assez simple.

Il part du principe que les deux endroits dans lesquels nous passons le plus de temps sont nos lieux d’habitation et de travail, et qu'il existe un troisième lieu faisant office soit de lien, soit de pause.

Ray Oldenburg définit notamment l’expression dans son livre paru en 1989, The Great Good Place, et en donne des exemples:

«Le bar dans lequel la classe moyenne aux États-Unis prend habituellement une bière peut être vu comme un tiers-lieu, au même titre qu’un café de Venise.»

 

Rinspeed Oasis

 

Auto boulot dodo?

Ce rôle pourrait donc à l'avenir être tenu par la voiture.

L'Oasis, modèle présenté lors du CES par Rinspeed, en est un parfait exemple.

En plus des écrans de réalité augmentée, des hologrammes, des portes vitrifiées et de l’épure, qui font déjà partie de la norme futuriste, il faut compter sur la présence d'un petit jardin dans son habitacle.

Une manière de contrer l’idée d’un avenir fait de plastique et de métal ainsi que de développer un habitacle agréable et propice aux échanges.

 


Hyundai Mobility Vision

Nombre de constructeurs automobiles se sont positionnés sur le même créneau.

Volvo, par exemple, avait présenté en novembre son Concept 26 –le nombre de minutes passées en moyenne par un Américain pour se rendre sur son lieu de travail.

En résultait une voiture spécialement conçue pour le bien-être des voyageurs préférant laisser le contrôle à leur véhicule.

Tout y était pensé dans ce sens: possibilité de s’allonger, de regarder des films et des séries, de travailler…

 

Chrysler s’y est également mis avec le Portal; soit un van conçu spécialement «pour les millennials, par des millennials», et décrit comme un véhicule «à l’atmosphère ouverte et sereine, faisant le lien entre la maison et le travail».

De son coté, Toyota a choisi de jouer sur les rapports entre êtres humains et intelligence artificielle, puisque son nouveau projet, le Concept-i, interragit avec son utilisateur.

 

Et la sécurité?

La marque Hyundai, elle, a fait le pari d’effacer la frontière entre transport et lieu d’habitation, en intégrant carrément la voiture à un mur.

Le projet est appelé Mobility Vision et reste pour l’instant une idée plutôt irréalisable.

Cette idée de tiers-lieu n’est pas nouvelle, comme le signifie Anthony Levandowski, le vice président de l’ingénierie d’Uber:

«Déjà dans les années 1950, il y avait des publicités à propos de familles qui, à l’arrière de leur voiture, jouaient aux dominos tout en roulant sur l’autoroute en toute sécurité. Je suis désolé d’annoncer qu’il n’y aura pas de jeu de domino dans ces voitures.»

 

Positive Science, véhicule autonome

 

Peu d'informations filtrent néanmoins au niveau de la sureté et de la fiabilité des véhicules. Mark Rosekind, à la tête de l’US National Highway Traffic Safety Administration, déclare à ce propos: «Tout cela s’apprête à changer. Nous mettons bien entendu l’accent sur la sécurité».

Avant d’affirmer que «cette transformation sociale prendra vingt ou trente ans».

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