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Energies renouvelables : trois intox autour des éoliennes

par Ludovic Grangeon 13 Janvier 2017, 09:20 Eoliennes ENR

Energies renouvelables : trois intox autour des éoliennes

 

Les économistes de renom comme, par exemple, l’ancien secrétaire d’Etat allemand aux finances, Heiner Flassbeck, multiplient les analyses sur le fiasco économique et technique des énergies renouvelables de première génération, éoliennes et panneaux solaires.

 

Les lobbies de ces milieux financiers ont l’indécence de répandre dans l’opinion quantité d’informations inexactes destinées à égarer l’opinion et surtout à perpétuer des fortunes indécentes amassées sur le dos du contribuable jusqu’au plus modeste.

Le financement des énergies renouvelables prend l'argent des pauvres pour le donner aux riches, ce qui est surprenant.

 

S’il est une comparaison parfaite , c’est la ligne Maginot : cet ouvrage public a donné lieu à de multiples opérations financières douteuses et à de la corruption, il a enrichi considérablement quelques familles initiées, il prétendait être parfait, et il aura été un échec total.

 

La première information inexacte

Elle consiste à toujours affirmer que la puissance installée est la puissance réelle, et à la convertir en nombre de foyers.

Les statistiques officielles de RTE montrent que les 10 300 MW éoliens annoncés comme installés n'en représentent réellement que 2400.

Le détournement de ce procédé est double : d’une part, il faut diviser par cinq la puissance d’une installation d’énergies renouvelables pour connaitre la puissance réellement efficace (jours de vent ou ensoleillement), le rendement en France ne dépassant pas 20% en moyenne. 

D’autre part la conversion en foyers desservis n’est pas à diviser par cinq mais par dix car l’astuce consiste à parler des foyers hors équipements lourds, dont 40 % sont pourvus.

Ainsi, pour 10 megawatts heure annoncés et 12 000 foyers, il faut en réalité comprendre 2 megawatts heure et 1500 foyers.

Il est déplorable que ces informations réelles ne soient pas rectifiées par des autorités étrangement naïves ou dociles, lors des enquêtes publiques qui abusent ainsi de la bonne foi des citoyens.

Même avec un vent de 20km/h, une éolienne tourne à 10% de rendement, et produit à peine de quoi faire tourner quelques machines à laver pour 150 logements, seulement un jour sur cinq...(manuel technique Vestas V90 ou Enercon E82 par exemple).

 

La deuxième intoxication

Elle consiste à faire croire à ces énergies renouvelables préhistoriques.

Les technologies de panneaux solaires et d’éoliennes à hélices sont simplement les coûts les plus bas qui permettent de s’enrichir le plus vite. 

Ces technologies sont complètement dépassées. 

L’expérience Energy Observer qui va parcourir les mers sans un gramme de carburant va utiliser des éoliennes à axe vertical, qui doublent le rendement des éoliennes à hélices, et des piles à combustibles à hydrogène, qui fabriquent de l’électricité à partir de l’eau.

L'usine Sillia ex Bosch laisse cette semaine en Rhône Alpes 200 emplois en dépôt de bilan (La Tribune) avec importation massive de panneaux chinois à prix cassés.

Vestas avait annoncé 900 emplois pour s'implanter au Royaume Uni mais en a supprimé 3000 avec la fermeture de l'Ile de Wight, comme le confirme The Guardian.

 

Troisième scandale

Les tarifs d’achat obligatoire sont au moins à deux ou trois fois le prix du marché entre tous producteurs.

Alors que ces tarifs ne devaient durer que quelques années, ils perdurent sans aucun investissement de recherche et développement et ont permis de réaliser des bénéfices exorbitants, financés directement par le contribuable. 

Ces groupes ont une santé insolente alors qu’ils sont subventionnés à 100% et ne créent pas un seul emploi local. Les fermes éoliennes sont des déserts : il suffit de s’y rendre pour le constater.

 

Alors que nous en sommes à peine à 4% de contribution il est notoire que l’objectif utopique de 20% ne sera jamais atteint en moyenne annuelle sauf quelques jours par an, tout cela pour un investissement colossal qui représente plus de 50 milliards investis en pure perte et manipulés entre défiscalisation et délocalisation dans les paradis fiscaux.

L'irruption mystérieuse de financements islamiques inexpliqués chez un opérateur français important inquiète fortement les milieux spécialisés dans la transparence financière.

La délocalisation de plus d'un milliard par un petit noyau de cadres d'EDF EN en paradis fiscal au Luxembourg est tout aussi mystérieuse.

commentaires

jipebe29 13/01/2017 20:39

Je rappelle que, selon le rapport RTE pour 2015, le facteur de charge de l’éolien est de 23%, et son taux de production dans le mix électrique n’est que de 3,9%. Quel est l’intérêt d’utiliser cette filière ringarde, aux piètres performances ?

jipebe29 13/01/2017 20:39

On nous a fait croire que les EnR intermittentes allaient faire baisser le bilan carbone. Or, c’est faux, car il faut gérer l’intermittence (aléatoire pour l’éolien, fonction des heures de la journée et du cycle des saisons pour le solaire), et pour cela, il faut en soutien permanent des centrales thermiques. Le problème, c’est que ces centrales thermiques sont inutiles quand la production des EnRi est forte, mais elles sont indispensables quand la production des EnRi est faible. Les expériences de nos voisins espagnols, danois et allemands, qui ont le plus développé les EnRi, montrent que les EnRi font monter le prix du kWh (30 c€/kWh pour le Danemark et l’Allemagne, 24 c€/kWh pour l’Espagne), et qu’il y a une équation insoluble : pour pallier à une production faible d’EnRi, il faut des centrales thermiques, mais quand la production des EnRi est forte, il faut arrêter ces centrales thermiques, ce qui fait qu’elles sont à la fois nécessaires et non rentables...

1MWh éolien ne vaut pas 1 MWh thermique, nucléaire ou hydraulique : en effet, ce MWh est pilotable, donc toujours utile, fonction de la demande, alors que le MWh intermittent est inutile quand la demande est faible (et il est alors revendu à perte) et il pose problème quand la demande est forte et que la production des EnR est marginale (en hiver, par temps froid, avec un anticyclone sur le pays). Par ailleurs, les EnR disséminées nécessitent des infrastructures lourdes et onéreuses (lignes HT, transformateurs, smart grids, ...) et des centrales thermiques en appoint permanent. C’est particulièrement vrai en Allemagne, où la production de l’éolien se fait dans le Nord du pays, alors que la plus forte demande se situe dans le Sud. Donc comparer abruptement le prix du kWh intermittent avec celui du kWh pilotable revient à comparer des grandeurs non comparables.
Les EnRi intermittentes ne sont pas pilotables, inadaptées aux fluctuations de la demande, trop chères, génératrices de problèmes d’externalité, et leur bilan carbone est catastrophique. Cette filière n’aurait jamais dû se développer....

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