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COP 22 : Les désastres naturels au service de la lutte contre le réchauffement

par Par Rémy Prud’homme 19 Novembre 2016, 10:19 Climatosceptique Réchauffement climatique Dérèglement climatique Changement climatique COP22

Les modèles à l'épreuve de la réalité.

Les modèles à l'épreuve de la réalité.

La Banque Mondiale vient de publier (Novembre 2016) une étude intitulée « Unbreakable : Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters».

Cette étude montre que ce sont les pauvres qui souffrent le plus des destructions causées par les désastres naturels.

Ils vivent dans les zones les plus exposées.

Ils n’ont pas les moyens de faire face aux conséquences des catastrophes, telles que la raréfaction des ressources, les maladies, la perte de leurs emplois, etc.

Le rapport cherche à préciser les politiques à mettre en place lorsque les « catastrophes inéluctables » surviennent, en termes de prévention et de soutien.

C’est une contribution utile, et sérieuse.

Ce qui est moins sérieux, c’est l’utilisation orientée faite par les médias, et par la Banque elle-même, de ce travail.

 

Un joli cas de récupération ou de recyclage.

Ce rapport est mobilisé comme une preuve des désastres causés par le réchauffement, et devient un argument de poids en faveur des politiques de réduction drastique des rejets de CO2.

La date, et le lieu, de diffusion du rapport – la COP 22 de Marrakech – le montre assez.

Le corps du rapport n’y est pour rien.

Il traite de tous les désastres naturels, y compris des tremblements de terre et des tsunamis, que personne (sauf le président de la République française) n’attribue au réchauffement.

Il consacre un encadré aux dommages causés par El Nino, un phénomène purement météorologique et nullement climatique.

Mais tout cela disparaît dans la mise en scène politico-médiatique du rapport.

Sur le site de la Banque, le titre même du rapport est modifié et devient : « Breaking the Link between Extreme Weather and Extreme Poverty ». Au revoir les « désastres naturels » – naturels, horresco referens – bonjour les « évènements extrêmes ».

Comme par prestidigitation, tous les désastres naturels, qui sont vieux comme le monde, se retrouvent métamorphosés en évènements climatiques extrêmes, qui seraient nouveaux comme le réchauffement.

Le GIEC lui-même a beau avoir explicitement reconnu avoir une « confiance faible » dans l’aggravation des moussons, des cyclones ou des inondations, les réchauffistes profitent de l’occasion pour répéter que ces tragédies sont la faute au réchauffement.

La vérité est que les désastres naturels ne sont ni plus nombreux ni plus graves qu’autrefois, mais qu’ils font, hélas, davantage de morts et de dommages.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a sur notre terre plus d’hommes et de richesses qu’autrefois.

Saluons donc le rapport de la Banque Mondiale qui peut aider à réduire ces dégâts, en particulier pour les plus pauvres. Ne soyons pas dupes de l’opération de recyclage qui prend un rapport sérieux et qui en fait un instrument de propagande.

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