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L'ordinateur neuromorphique fait son entrée dans les laboratoires de recherche

par Georges Simmonds 3 Mai 2016, 19:53 Neuromorphisme

L'ordinateur neuromorphique fait son entrée dans les laboratoires de recherche

Le célèbre laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL), rattaché au département de l’Energie américain (DoE), vient d'acquérir un super-calculateur inspiré du fonctionnement du cerveau humain, mis au point par IBM.

Basé en Californie, le LLNL compte utiliser ce nouvel outil pour épauler l’administration américaine de la sûreté nucléaire (la NNSA) dans ses missions de cybersécurité.

Le super-calculateur sera également mis à contribution dans le cadre du programme d’informatique et de simulation avancée (ASC) de la NNSA qui vise à assurer la sécurité, la sûreté et la fiabilité de la dissuasion nucléaire des Etats-Unis sans réaliser d’essais souterrains.

L’objectif est de tester différentes applications basées sur des algorithmes de Machine Learning et de Deep Learning.

Neurones artificiels

Ce supercalculateur est composé de 16 puces neuromorphiques TrueNorth. Développée par Big Blue dans le cadre du programme de recherche Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics (SyNAPSE), la puce TrueNorth vise à reproduire dans le silicium un réseau de neurones artificiels.

La puce de 4,3 cm intègre ainsi un million de neurones artificiels et 256 millions de synapses.

Capables de tâches de reconnaissance

Les puces neuromorphiques ont été développées pour réaliser des tâches, comme la reconnaissance de contenus à l’intérieur d’une image ou la reconnaissance vocale, que les processeurs classiques peinent à effectuer, mais qui sont très bien exécutées par notre cerveau.

Mieux que les ordinateurs

Aujourd’hui, les ordinateurs effectuent ces tâches grâce à des algorithmes de Deep Learning, qui tournent sur des processeurs graphiques, initialement développés pour le monde du jeu vidéo et qui peuvent être programmés pour des applications particulières.

Toutefois, ces algorithmes demeurent extrêmement gourmands en puissance de calcul et en énergie.

Les faire tourner sur des puces neuromorphiques, dont l’architecture est spécialement adaptée, permettrait de diminuer sensiblement la consommation énergétique requise.

IBM assure ainsi que 16 puces TrueNorth ne consomment que 2,5 watts soit l’équivalent de la consommation énergétique d’une simple tablette numérique.

En août dernier, une équipe de chercheurs d’IBM est parvenue à reconstituer le cerveau "numérique" d’un rongeur en assemblant 48 puces neuromorphiques TrueNorth.

A terme, le géant informatique souhaiterait directement intégrer ces puces bioinspirées dans les smartphones, montres connectées ou autres dispositifs portables.

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