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Le bétonnage de la côte ? C’est la faute au changement climatique, pardi !

par jlduret 8 Octobre 2015, 15:44 Climatosceptique Climato-optimistes Climat Climato-réaliste Réchauffement climatique Dérèglement climatique Changement climatique

Le bétonnage de la côte ? C’est la faute au changement climatique, pardi !

NDLR: Où comment les carbo-centristes et les politiques dés-informent à tour de bras.

S’il y a bien une chose sur laquelle le gouvernement est au taquet, c’est bien la COP21, l’immense raout de notre Monsieur Royal Loyal dans lequel il compte bien briller de mille feux. Et avec les récents événements climatiques, toute la sphère médiatico-politique s’agite pour bien faire comprendre à tout le monde à quel point il est absolument urgent d’agir, parce que sinon, on va tous mourir.

Et alors que la côte méditerranéenne peine encore à éponger les torrents de boue qu’elle a subis dans la nuit du 3 au 4 octobre, les journalistes et les politiciens se relaient, bondissant de plateaux télé en micros mous et de micros mous en studios de radios pour, dans l’ordre, détailler les événements, trouver un coupable, décrire les dévastations, désigner un bouc-émissaire, analyser les raisons possibles, indiquer des responsables, et bien évidemment récupérer chaque petite larme de survivants pour les canaliser en rivières furieuses qui feront tourner les moulins de la propagande.

Oui, propagande, le mot est lâché. Alors que des hectolitres d’eau boueuse ne sont pas encore évacués, que les plaies ne sont même pas pansées, les politiciens savent déjà qui est responsable : d’abord, évidemment, Météo France pour avoir eu l’impudence de ne pas clairement prévoir l’imprévisible, ce qui est scandaleux de la part d’un service public normalement irréprochable, voyons. Ensuite, l’autre responsable évident, c’est l’Homme, ou plus exactement, les autres, c’est-à-dire le RéchauChangement Climatique, bien évidemment provoqué par les activités humaines exclusivement (et pas les prouts d’ours polaires, dont les populations augmentent pourtant).

Tout est climat, tout est changement, tout est la faute à l’homme. Dès lors, une chose est rapidement mise en avant ; les épisodes extrêmes sont de plus en plus nombreux, comme en atteste le joli graphique ci-dessous, obtenu directement avec les données de Météo-France :

Vous voyez, c’est limpide cette accélé…hahem eh bien en fait, comme le notait déjà un article de Contrepoints sorti il y a un an à la suite d’un épisode très similaire de pluies diluviennes dans la région, il y a bien une augmentation de ces épisodes, mais elle est tellement modeste qu’on ne peut certainement pas en tirer les conclusions particulièrement hardies que seuls des charlatans et des imbéciles pourraient se permettre de faire.

Et ils n’hésitent pas. Tant les politiciens que les journalistes poussent tous à la roue d’un lien évident entre un réchauchangement climatique et les événements qui se passent alors qu’ils sont en poste, les seconds pour justifier le discours dominant et passer les plats aux premiers qui ont bien compris l’intérêt fiscal et électoral d’enfoncer ce coin.

Pourtant, les évidences pointent ailleurs.

Il semble évident que ces précipitations sont très semblables ailleurs mais qu’elles ne déclenchent pas toujours ces catastrophes. Bien évidemment, l’aménagement des villes, le bétonnage des côtes, lui, est très différent d’une ville méditerranéenne à une autre, et explique suffisamment l’ampleur des catastrophes observées. D’ailleurs, lorsqu’on interroge les géographes, les avis sont beaucoup plus cohérents et leurs propositions autrement plus concrètes et opérationnelles que les pantins qui se tordent les poignets en réclamant qui une conférence pour le climat, qui de nouvelles règlementations anti-CO2 : en substance, le premier responsable du lourd bilan des inondations, ce sont … les politiciens eux-mêmes qui ont la charge de l’aménagement des cités. On comprend alors qu’ils fassent tout pour détourner l’attention en sortant le joker « ours polaire et koala triste » de leur manche.

Pour eux, ce bétonnage insensé de la côté, c’est la faute au réchauchangement climatique, c’est évident bandandouilles ! Derrière, les journalistes, inféodés volens nolens aux politiciens dont l’État distribue force subventions à leurs employeurs, bondissent immédiatement sur la pédale d’accélérateur et, dans un épais nuage de mauvaise foi crasseuse, foncent vers les conclusions politiquement correctes.

Pour cela, ils font feu de tout diesel bois pour bien expliquer comment lutter concrètement, non contre la gestion calamiteuse des constructions et des voies fluviales (pas fou) mais bien contre le réchauchangement climatique qui se niche partout !

Et les voilà de dénoncer bruyamment Internet qui polluerait autant que le trafic aérien, selon une étude neutre et tout à fait crédible de la Global e-sustainability Initiative (GeSI), commodément parue à quelques semaines de la COP21, et qui semble complètement oublier qu’Internet, en amenant la gestion logistique au plus près des besoins, en éliminant des centaines de déplacements inutiles, a évité des millions de kilomètres de bouchons partout dans le monde, tous les jours. Ces bouchons n’existant pas, ils n’ont pas pu polluer et Internet, décidément, n’aura jamais qu’une colonne bien remplie au débit.

Tenez-le vous pour dit : l’affaire est pliée, ce n’est pas le politicien qui foire et tergiverse, bidouille et pipeaute, non, c’est l’Homme qui change réchauffe qui a causé ces inondations. Et quoi qu’il arrive, rappelez-vous bien deux choses essentielles.

a/ Faites confiance au gouvernement, celui-ci et les précédents ou ceux qui viendront, ceux qui vous ont poussé à acheter du diesel maintenant clairement identifié comme pollueur, ceux qui vous ont accordé votre permis de construire en zone jadis inondable, ceux qui ont organisé les aménagements fluviaux (ou pas, d’ailleurs), ceux qui ont aussi écouté avec une oreille attentive les lobbies les plus farfelus pour sauver qui les grenouilles cendrées qui les cigales bondissantes qui les fougères chamarrées et qui ont empêché les travaux d’endiguement qui perturbaient ces gentilles formes de vies. Alors quand ces gouvernements misent tout sur la transition énergétique, sur les voiturettes électriques et sur une nouvelle occupation des sols, faites confiance, ça se passera très bien.

b/ Faites un effort, parce que chacun peut lutter contre le méchant réchauchangement climatique. Abandonnez votre voiture, oui, même si venir travailler avec vous prend 30 minutes alors que les transports en commun, autrement plus polluants, vous forcent à plus d’une heure de promiscuité avec vos congénère dans des conditions d’hygiènes qui seront intéressantes en cas de problèmes sanitaires même modérés. Faites un effort pour habiter plus près, ce qui vous évitera de vous ruiner les poumons. Et tant pis si cela va vous ruiner tout court. Mieux encore, faites un effort : prenez votre vélo. Mais si, c’est le gouvernement (celui auquel il faut faire confiance, rappelez-vous) qui le dit. Et en plus, il offre des facilités fiscales alléchantes : quand vous pédalerez, vous pourrez obtenir une indemnité kilométrique !

Bref : faites confiance et du vélo. Et surtout, surtout : n’oubliez pas de signer le chèque en blanc de la COP21.

Le bétonnage de la côte ? C’est la faute au changement climatique, pardi !

S’il y a bien une chose sur laquelle le gouvernement est au taquet, c’est bien la COP21, l’immense raout de notre Monsieur Royal Loyal dans lequel il compte bien briller de mille feux. Et avec les récents événements climatiques, toute la sphère médiatico-politique s’agite pour bien faire comprendre à tout le monde à quel point il est absolument urgent d’agir, parce que sinon, on va tous mourir.

Et alors que la côte méditerranéenne peine encore à éponger les torrents de boue qu’elle a subis dans la nuit du 3 au 4 octobre, les journalistes et les politiciens se relaient, bondissant de plateaux télé en micros mous et de micros mous en studios de radios pour, dans l’ordre, détailler les événements, trouver un coupable, décrire les dévastations, désigner un bouc-émissaire, analyser les raisons possibles, indiquer des responsables, et bien évidemment récupérer chaque petite larme de survivants pour les canaliser en rivières furieuses qui feront tourner les moulins de la propagande.

Oui, propagande, le mot est lâché. Alors que des hectolitres d’eau boueuse ne sont pas encore évacués, que les plaies ne sont même pas pansées, les politiciens savent déjà qui est responsable : d’abord, évidemment, Météo France pour avoir eu l’impudence de ne pas clairement prévoir l’imprévisible, ce qui est scandaleux de la part d’un service public normalement irréprochable, voyons. Ensuite, l’autre responsable évident, c’est l’Homme, ou plus exactement, les autres, c’est-à-dire le RéchauChangement Climatique, bien évidemment provoqué par les activités humaines exclusivement (et pas les prouts d’ours polaires, dont les populations augmentent pourtant).

Tout est climat, tout est changement, tout est la faute à l’homme. Dès lors, une chose est rapidement mise en avant ; les épisodes extrêmes sont de plus en plus nombreux, comme en atteste le joli graphique ci-dessous, obtenu directement avec les données de Météo-France :

Vous voyez, c’est limpide cette accélé…hahem eh bien en fait, comme le notait déjà un article de Contrepoints sorti il y a un an à la suite d’un épisode très similaire de pluies diluviennes dans la région, il y a bien une augmentation de ces épisodes, mais elle est tellement modeste qu’on ne peut certainement pas en tirer les conclusions particulièrement hardies que seuls des charlatans et des imbéciles pourraient se permettre de faire.

Et ils n’hésitent pas. Tant les politiciens que les journalistes poussent tous à la roue d’un lien évident entre un réchauchangement climatique et les événements qui se passent alors qu’ils sont en poste, les seconds pour justifier le discours dominant et passer les plats aux premiers qui ont bien compris l’intérêt fiscal et électoral d’enfoncer ce coin.

Pourtant, les évidences pointent ailleurs.

Il semble évident que ces précipitations sont très semblables ailleurs mais qu’elles ne déclenchent pas toujours ces catastrophes. Bien évidemment, l’aménagement des villes, le bétonnage des côtes, lui, est très différent d’une ville méditerranéenne à une autre, et explique suffisamment l’ampleur des catastrophes observées. D’ailleurs, lorsqu’on interroge les géographes, les avis sont beaucoup plus cohérents et leurs propositions autrement plus concrètes et opérationnelles que les pantins qui se tordent les poignets en réclamant qui une conférence pour le climat, qui de nouvelles règlementations anti-CO2 : en substance, le premier responsable du lourd bilan des inondations, ce sont … les politiciens eux-mêmes qui ont la charge de l’aménagement des cités. On comprend alors qu’ils fassent tout pour détourner l’attention en sortant le joker « ours polaire et koala triste » de leur manche.

Pour eux, ce bétonnage insensé de la côté, c’est la faute au réchauchangement climatique, c’est évident bandandouilles ! Derrière, les journalistes, inféodés volens nolens aux politiciens dont l’État distribue force subventions à leurs employeurs, bondissent immédiatement sur la pédale d’accélérateur et, dans un épais nuage de mauvaise foi crasseuse, foncent vers les conclusions politiquement correctes.

Pour cela, ils font feu de tout diesel bois pour bien expliquer comment lutter concrètement, non contre la gestion calamiteuse des constructions et des voies fluviales (pas fou) mais bien contre le réchauchangement climatique qui se niche partout !

Et les voilà de dénoncer bruyamment Internet qui polluerait autant que le trafic aérien, selon une étude neutre et tout à fait crédible de la Global e-sustainability Initiative (GeSI), commodément parue à quelques semaines de la COP21, et qui semble complètement oublier qu’Internet, en amenant la gestion logistique au plus près des besoins, en éliminant des centaines de déplacements inutiles, a évité des millions de kilomètres de bouchons partout dans le monde, tous les jours. Ces bouchons n’existant pas, ils n’ont pas pu polluer et Internet, décidément, n’aura jamais qu’une colonne bien remplie au débit.

Tenez-le vous pour dit : l’affaire est pliée, ce n’est pas le politicien qui foire et tergiverse, bidouille et pipeaute, non, c’est l’Homme qui change réchauffe qui a causé ces inondations. Et quoi qu’il arrive, rappelez-vous bien deux choses essentielles.

a/ Faites confiance au gouvernement, celui-ci et les précédents ou ceux qui viendront, ceux qui vous ont poussé à acheter du diesel maintenant clairement identifié comme pollueur, ceux qui vous ont accordé votre permis de construire en zone jadis inondable, ceux qui ont organisé les aménagements fluviaux (ou pas, d’ailleurs), ceux qui ont aussi écouté avec une oreille attentive les lobbies les plus farfelus pour sauver qui les grenouilles cendrées qui les cigales bondissantes qui les fougères chamarrées et qui ont empêché les travaux d’endiguement qui perturbaient ces gentilles formes de vies. Alors quand ces gouvernements misent tout sur la transition énergétique, sur les voiturettes électriques et sur une nouvelle occupation des sols, faites confiance, ça se passera très bien.

b/ Faites un effort, parce que chacun peut lutter contre le méchant réchauchangement climatique. Abandonnez votre voiture, oui, même si venir travailler avec vous prend 30 minutes alors que les transports en commun, autrement plus polluants, vous forcent à plus d’une heure de promiscuité avec vos congénère dans des conditions d’hygiènes qui seront intéressantes en cas de problèmes sanitaires même modérés. Faites un effort pour habiter plus près, ce qui vous évitera de vous ruiner les poumons. Et tant pis si cela va vous ruiner tout court. Mieux encore, faites un effort : prenez votre vélo. Mais si, c’est le gouvernement (celui auquel il faut faire confiance, rappelez-vous) qui le dit. Et en plus, il offre des facilités fiscales alléchantes : quand vous pédalerez, vous pourrez obtenir une indemnité kilométrique !

Bref : faites confiance et du vélo. Et surtout, surtout : n’oubliez pas de signer le chèque en blanc de la COP21.

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