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Le Pape François et le principe de Peter

par jlduret 19 Juillet 2015, 12:21 Climat Climatosceptique Climato-optimistes Climato-réaliste Changement climatique Dérèglement climatique Réchauffement climatique Carbo centriste

Le Pape François et le principe de Peter

Il est parfois préférable de s’en tenir à ses compétences.

Par Francis Richard

En 1970 paraissait sous la signature de Laurence Peter et de Raymond Hull un livre intitulé Le principe de Peter. Suivant ce principe: « Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence. » Ce principe a pour corrolaire : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. »

Dans la hiérarchie de l’Église catholique, le pape occupe le niveau le plus élevé. Le Conclave, inspiré du Saint-Esprit, a élu à ce poste Pape François le 13 mars 2013 pour y exercer un Magistère dont les domaines essentiels sont la morale et la foi, qui relèvent évidemment de ses compétences pour tout catholique.

Dans sa dernière lettre encyclique, Laudato Si’, Pape François, incompétent dans les domaines de la science et de l’économie, illustre en effet le principe de Peter rappelé plus haut. Auréolé de ses compétences morales et théologiques, il s’est élevé, avec cette encyclique adressée à tous les êtres humains, à son niveau d’incompétence en matière scientifique et économique.

Pape François est irresponsable en matière de science

Lui qui se réclame du principe de précaution quand il s’agit, par exemple, d’OGM, se montre bien imprudent quand il s’agit de parler d’une prétendue crise écologique résultant du pillage de la planète, de la culture du déchet, de l’épuisement des ressources ou du réchauffement climatique.

Prenons ce seul dernier exemple. Pape François affirme qu’« il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique ». Or ce consensus n’existe tout simplement pas dans la communauté scientifique, qui ne se limite pas au GIEC, comme ses propos, repris religieusement de ceux de l’organisation onusienne et prédécesseurs, le laissent entendre…

À partir de cette affirmation, le Pontife énonce les poncifs habituels, non vérifiés, et pour cause, de la religion non révélée et catastrophiste du réchauffisme : culpabilité de l’homme dans le réchauffement climatique (pourtant en panne) avec, entre autres, sa production de CO2, élévation du niveau de la mer, augmentation des événements météorologiques extrêmes, etc.

Pape François est irresponsable en matière d’économie

Il semble ignorer complètement comment se créent les richesses, c’est-à-dire comment la pauvreté peut reculer, a reculé et recule. Les mots de marché, de concurrence, de technique, d’individualisme, de consumérisme sont des gros mots pour lui. Il les qualifie d’ailleurs de « mythes de la modernité ».

Tout ce qu’il propose de concret, c’est la création d’une Autorité Politique Mondiale, qui serait le comble du mondialisme, pour protéger l’environnement et réguler les flux migratoires et… l’acceptation d’« une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties », incompatible pourtant avec son refus d’accuser l’augmentation de la population d’être responsable de la pauvreté.

Pape François est évidemment beaucoup plus crédible, et convaincant, quand, dans cette encyclique incohérente, il revient à ses domaines de compétence. Il demande ainsi de ne pas diviniser la Terre. Il souligne la prééminence de la personne humaine sur les autres êtres vivants, ce qui ne signifie pas qu’elle ne doive pas s’en préoccuper.

Pape François défend la famille

« Contre ce qu’on appelle la culture de la mort, la famille constitue le lieu de la culture de la vie. » Et met chacun devant ses responsabilités. Pour Pape François, « on ne peut pas envisager une relation avec l’environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu » et « puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement« .

Le catholique que je suis ne peut qu’être reconnaissant qu’à propos du bénédicité, Pape François propose « aux croyants de renouer avec cette belle habitude et de la vivre en profondeur » : « Ce moment de la bénédiction, bien qu’il soit très bref, nous rappelle notre dépendance de Dieu pour la vie, il fortifie notre sentiment de gratitude pour les dons de la création, reconnaît ceux qui par leur travail fournissent ces biens et renforce la solidarité avec ceux qui sont le plus dans le besoin. »

Pape François fait allusion, je pense, au bénédicité classique :

Bénissez nous Seigneur,
Bénissez ce repas,
Ceux qui l’ont préparé
Et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas
Ainsi
soit-il

À ce bénédicité, je préfère, toutefois, celui que je chantais jadis, avant les repas d’étapes, sur les routes de Paris à Chartres, quand j’y pèlerinais, à pied, à la suite de Charles Péguy :

Bénis le labeur des paysans de France
Maître des moissons
Fais que leurs efforts assurent à tous nos frères, le pain quotidien,
Et s’il vient un jour à manquer en France
Souviens toi de ce jour où pour une foule immense, Tu le mul
tiplias.


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