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« J’accuse »… l’ADEME !

par jlduret 21 Avril 2015, 11:24 ENR Energie Energie renouvelable Eoliènes

« J’accuse »… l’ADEME !

Moi, simple citoyen contribuable et consommateur français, j’accuse l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) de tricher.

Par Michel Gay.

Elle masque les désastreuses conséquences

Moi, simple citoyen contribuable et consommateur français, j’accuse l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) de masquer les réalités techniques et financières dans ses rapports et ses scénarios de production d’énergie. En omettant (sciemment ?) d’indiquer les désastreuses conséquences financières et sociales de ses propositions, elle ne veut pas faire apparaitre que la réduction, voire la disparition du parc nucléaire serait punitive pour les Français.

Elle trompe les élus

J’accuse l’ADEME de tromper le gouvernement, les élus et les Français sur les possibilités de production des énergies renouvelables intermittentes et sur leurs coûts exorbitants. Les performances énergétiques sont surestimées. En revanche, l’ADEME, alliée à une « entreprise spécialisée dans l’aide à la décision » (Artelys), sous-estime considérablement les problèmes techniques et financiers du stockage pour pallier la variabilité aléatoire des productions éolienne et photovoltaïque. Comment peut-on « aider à la décision » avec des conclusions aussi fallacieuses ?

Modélisations fumeuses et solutions irréalistes

J’accuse l’ADEME de fournir des solutions irréalistes en se retranchant derrière des dizaines « d’experts » aveuglés par des modélisations fumeuses reposant sur des hypothèses fantaisistes. Ses prévisions sont biaisées par une idéologie « verte » antinucléaire qui soutient de puissants intérêts particuliers pour promouvoir les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. L’ADEME prévoit de multiplier par… vingt l’implantation d’éoliennes en 2050, dont 5000 éoliennes en mer (63% de la production d’électricité au lieu de 3% aujourd’hui), et de multiplier par… quinze la surface de panneaux solaires (17% de la production d’électricité au lieu de 1% aujourd’hui).

J’accuse l’ADEME de lâcheté

Elle échafaude des scénarios abracadabrants puis elle se lave les mains des suites redoutables que pourraient avoir leur mise en application. Dans 30 ans, nos enfants se poseront la question rituelle : « comment a-t-on pu en arriver là ? » Mais les responsables (coupables ?) auront disparu.

J’accuse l’ADEME de supercherie

À l’aide d’hypothèses savamment choisies et d’omissions, elle s’efforce de « prouver » des absurdités aux Français qui n’ont pas la compétence (ou le temps) pour relever leurs sophismes.

Le rapport caricatural « Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050″ fondé partiellement sur sa propre « Contribution à l’élaboration de visions énergétiques 2030-2050 », est un délire de science-fiction naturaliste.

Un délire sous l'apparence rationnelle

C’est un déni des réalités physique, technique et industrielle. Qualifié « d’ambitieux » par ses auteurs, il n’en est pas moins trompeur, et le ministère de l’Écologie a eu la sagesse de le retoquer au grand dam de l’ADEME qui l’a communiqué aux médias. Il présente l’apparence du rationnel alors qu’il ne constitue qu’une succession d’approximations biaisées et d’hypothèses farfelues. L’impossibilité technique de construire d’immenses capacités de stockage d’électricité nécessaires au fonctionnement d’une forte proportion (80% à 100%) d’énergies renouvelables intermittentes, comme l’éolien et le solaire, apparaît comme une formalité, et son coût gigantesque est minimisé.

En 2030, tandis que la population aura augmenté de 10% (68 millions d’habitants), l’ADEME prévoit une consommation d’énergie dans le bâtiment résidentiel et tertiaire (bureaux, magasins,…) en baisse de plus d’un tiers par habitant par rapport à 2010. Elle envisage cependant en parallèle une croissance soutenue du PIB (1,8% par an). Jamais une telle évolution divergente n’a eu lieu dans le monde.

En 2050, elle se base sur une division par deux de la consommation électrique pour l’ensemble des bâtiments. Elle annonce aussi une baisse de 20% de la mobilité individuelle, dix millions de voitures électriques, une généralisation des chauffe-eau électriques pour les particuliers, et… une consommation électrique identique à celle d’aujourd’hui (422 térawattheures). Compte-tenu des erreurs de rendements et des oublis (voir annexe) le coût de production peut être multiplié par dix !

Incompétente ? Malhonnête ? Infiltrée ? Injonction de sa hiérarchie ?

Comment une agence étatique financée par les contribuables pour informer les citoyens et les décideurs peut-elle proposer des scénarios techniquement aussi ineptes et économiquement aussi délirants ? Est-elle incompétente, est-elle intellectuellement malhonnête, est-elle infiltrée par des idéologues qui préfèrent le chaos des énergies intermittentes à la poursuite du nucléaire, ou bien obéit-elle à une injonction de sa hiérarchie pour tromper les Français ?

Au mépris des réalités physiques et financières, l’ADEME maquille le futur. Elle cherche à substituer une vision idéologique « verte », dont le surcoût serait de plusieurs centaines de milliards d’euros, à une politique énergétique digne de ce nom pour un pays de plus de 60 millions d’habitants.

Et comme d'habitude, pas de souci c'est nous qui avons payé, qui payons et qui payerons ; car, n'en doutez pas, aucun Responsable ne sera jamais ni trouvé ni puni.

A lire ici

commentaires

F.Poncet 29/04/2015 11:01

Bonjour,
J’ai lu votre billet « Gros temps sur le Giec » auquel j’adhère pleinement. Ci-après la lettre que j’avais envoyée à François Hollande début 2015 :

Monsieur le Président de la République,
Les 26 et 27 février derniers, vous vous êtes déplacé aux Philippines pour constater les dégâts d’un typhon qui a eu lieu en 2013 et faire un lien avec le « réchauffement » climatique. A ma connaissance, les typhons n’ont pas attendu l’ère industrielle pour sévir. A toute époque, ils ont balayé la planète et s’ils tuent davantage aujourd’hui, c’est parce que la population a augmenté. Simple logique. La théorie du réchauffement climatique anthropique (RCA), selon laquelle la terre se réchaufferait dangereusement en raison du surcroît d’effet de serre résultant des émissions humaines de CO2, restera probablement comme l’une des plus grandes cabales scientifiques de l’histoire.
Petit résumé en dix étapes, qui n’a rien d’alarmiste :
1/ L’effet de serre est indispensable : sans lui, la température moyenne serait de moins 18° C et la terre inhabitable.
2/ Le CO2 n’est ni un polluant, ni un poison. Il est indispensable à la photosynthèse, donc à la vie sur terre.
3/ C’est un piètre gaz à effet de serre, son pouvoir réchauffant étant huit fois plus faible que celui de la vapeur d’eau, et sa concentration presque cent fois plus faible : 400 parties par millions en volume (ppmv) égalent 0,04 % contre 3 % pour la vapeur d’eau.
4/ Plus de 90 % de l’effet de serre est dû à la vapeur d’eau et aux nuages.
6/ La concentration de CO2 a atteint jadis des niveaux de 2 000, voire 7 000 ppmv sans que la vie n’ait été menacée.
7/ Il faisait plus chaud il y a mille ans (optimum médiéval) et deux mille ans (optimum romain).
8/ Le réchauffement des années 1920-1930 a été équivalent à celui des années 1980-1990, alors que la consommation d’énergies fossiles était très faible.
9/ L’étude des carottes glaciaires montre que l’augmentation du CO2 suit les périodes de réchauffement et non l’inverse. Il en est la conséquence, pas la cause.
10/ La théorie du RCA repose sur des modèles qui n’ont jamais été validés et dont les résultats sont formellement réfutés par l’observation : il n’y a aucun réchauffement depuis 17 ans.
En décembre 2015 se déroulera le sommet climatique à Paris. Nul ne doute que, d’ici là, les médias français vont nous assommer de nouvelles de plus en plus inquiétantes.
Le « réchauffement » devient « changement », un mot fourre-tout que l’on peut adapter au gré des aléas climatiques. Un climat figé n’existe pas et n’a jamais existé (les normales saisonnières ne sont qu’un mot récent inventé par les M. et Mme Météo). En témoigne le livre Les dérangements du temps,
d’Emmanuel Garnier, qui relate 500 ans du climat européen, avec tout autant de catastrophes.
Les médias actuels ont une telle puissance qu’ils relaient le moindre coup de vent.
Récemment, ceux-ci écrivaient : « Un Français sur cinq a des difficultés pour se chauffer. » Et ils décrivent ce « réchauffement » comme la mère de tous les maux. On aimerait vraiment que ça se réchauffe pour alléger la facture de chauffage. Chauffage qui a d’ailleurs marché dans certaines régions de France lors de l’été 2014.
Il est légitime que les pays émergents aient contesté les accords, lors des derniers sommets climatiques, avec les pays riches qui se sont enrichis pendant les Trente glorieuses et demandent aujourd’hui aux pauvres de ne pas surconsommer. Un toit solaire ne fera jamais fonctionner un hôpital, fut-il sous le soleil de l’Afrique.
On dépense des millions pour les sommets climatiques quand personne ne va aux sommets de l’eau. Pourquoi ? L’émetteur de CO2 est solvable, pas le buveur d’eau.
Et si on admet que ça se réchauffe vraiment, à l’échelle humaine, 0,6, 2, voire 5 degrés de plus ne signifie rien. Dans les régions tempérées, l’homme subit des températures allant de – 20° à + 30° (en Russie, par exemple) et l’on trouve des êtres humains, sur la même planète, dans les zones polaires et équatoriales. Preuve de sa formidable capacité d’adaptation.
Le pire est que les actions pouvant sortir de ce faux problème seront dommageables pour les plus faibles d’entre nous, avec notamment des augmentations du coût de l’énergie. Il serait urgent de réorienter la politique et les moyens vers d’autres priorités, certainement plus profitables pour l’humanité – accès à l'eau, à l'éducation... – plutôt que de combattre des chimères. Diminuer la pollution est bien sûr une priorité, mais elle aura plus de crédit si on la dissocie du climat. Je laisse la conclusion à Marcel Leroux, climatologue lyonnais : « L’augmentation serait de 0,7° de 1860 à nos jours, soit la différence de température qu’on observe à l’échelle moyenne annuelle entre Nice et Marseille. Quel extraordinaire bouleversement ! »
Je vous remercie pour l’attention que vous porterez à ma lettre et vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de mon profond respect.
Francis Poncet
-- envoyé par Poncet (francis.poncet@gmail.com)

jlduret 23/04/2015 08:59

L'article original est de Michel GAY ; remis en page par moi.
J'imagine que l'ADEME a pu menacer de porter plainte en diffamation contre Contrepoints.
Il est possible qu'il nous oblige à supprimer l'article, attendons.
Çà m'est déjà arrivé avec des psychiatres qui ont demandé la modification d'un titre qui les accusait.

Murps 22/04/2015 23:46

Après relecture, bien que je ne sois pas spécialiste en droit de la presse, je ne vois pas ce qui pourrait poser de problèmes juridique dans cet article.
Il relève à mon sens de la liberté d'expression en contestant - violemment mais justement - les rapports de l'ADEME.
Ce texte était de M. Gay et non de vous, n'est ce pas ?

Au passage, la faute d'orthographe de mon post précédent m'agace : "si tant est qu'elle AIT jamais existée"

Cordialement,
Murps

jlduret 22/04/2015 21:11

C'est vrai que mon lien est devenu mort et que l'article a disparu de Contrepoints !
Mais ne faisons pas les mauvais esprits, la censure n'existe pas dans notre pays de la Liberté, pas plus que la surveillance "Massive" qui vient d'être légalisée.
Pas de bol pour les senseurs ; on a capté l'article à temps !!

jlduret 22/04/2015 21:11

C'est vrai que mon lien est devenu mort et que l'article a disparu de Contrepoints !
Mais ne faisons pas les mauvais esprits, la censure n'existe pas dans notre pays de la Liberté, pas plus que la surveillance "Massive" qui vient d'être légalisée.
Pas de bol pour les senseurs ; on a capté l'article à temps !!

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