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ecti aide Perceval à l'export.

par jlduret 16 Février 2014, 09:56 Ecti

ecti aide Perceval à l'export.

Conscient des enjeux que représentent le dossier export, la coutellerie Perceval s’appuie sur l’expertise de l’association ECTI qui l’accompagne dans ses prospections. De même, la COFACE soutient Perceval dans son développement international pour évaluer les marchés, couvrir ses risques au cas par cas et garantir ses paiements.

Même si la conjoncture est difficile, l’entreprise d’Yves Charles produit tout de même près de 2 000 couteaux « fermants » et 25 000 couteaux de table par an. Le nouvel axe de développement de la marque sont les couteaux de cuisine. 1 000 exemplaires sont produits chaque année dans les ateliers. Et ce n’est qu’un début. « Pour un bon développement à l’international, il faut être ambitieux et esthète, souligne encore Yves Charles, car ce sont deux critères recherchés chez les Français. L’excellence française doit être mise en avant, ainsi que son savoir-faire. » Autant de qualités qui ne manquent pas chez Perceval où une équipe de couteliers crée des objets toujours plus fiables et esthétiques.

Des collaborateurs qui transmettent, jour après jour, leur art à des apprentis qui, le moment venu, passeront eux aussi le relais.

Yves Charles est un personnage atypique. Tout d’abord cuisinier étoilé, il rachète en 2005 la coutellerie Perceval à Thiers. Son objectif : élaborer LE couteau de table qui, selon lui, manquait sur les tables de restaurant. Pris au jeu, il abandonne la cuisine pour se consacrer totalement à la fabrication de couteaux. Aujourd’hui à la tête d’une entreprise de 18 employés dont la production est déjà bien implantée en Europe, il commence à développer ses ventes sur d’autres continents.

« J’ai commencé mon parcours professionnel en tant que cuisinier. J’ai monté un restaurant en banlieue parisienne que j’ai tenu de 1986 à 1994, puis j’ai repris un autre établissement à Paris de 1998 à 2008 pour lequel j’ai eu le bonheur d’avoir une étoile au guide Michelin. » Autant dire que rien ne prédisposait Yves Charles à reprendre une coutellerie dans la ville de Thiers, en Auvergne. Comment donc s’est passé ce changement de vie ? Tout commence lorsque notre restaurateur, pour combler un manque, se rend à Thiers avec le souci de mettre au point pour son restaurant un couteau de table ayant le même tranchant que le fameux couteau « fermant » Perceval qu’il a en poche. Devant le peu d’enthousiasme des cadres de la coutellerie pour ce projet, Yves Charles décide de racheter l’entreprise afin de mener lui-même à bien cet objectif. Ainsi naît le couteau « 9.47 », fait de l’acier suédois utilisé pour les fermants.

Entre la restauration et la coutellerie, il faut bien faire un choix. « Perceval comptait un employé à l’époque de son rachat. «C’était une toute petite entreprise vouée à disparaître. Malheureusement pour le restaurant, j’ai eu du succès dans la coutellerie et j’ai donc revendu mon établissement en 2008 pour me consacrer uniquement au couteau Perceval. » Dès lors, l’entreprise grandit et passe de 1 salarié à 18 aujourd’hui dont 5 apprentis. Les ateliers s’agrandissent également au fur et à mesure des rachats de bâtiments effectués par Yves Charles pour accompagner son expansion. Grâce à ses contacts, l’ancien chef étoilé parvient à commercialiser ses couteaux de tables auprès des grands restaurants de l’hexagone. « Bien évidemment j’ai une grande facilité à décrocher des rendez-vous avec de grands chefs illustres mais, sans un bon produit, vous n’arrivez pas à les convaincre. Le succès auprès de tous ces grands professionnels de la restauration a fait boule de neige puisque des particuliers nous plébiscitent aussi pour nos couteaux de table. »

Fort de ces succès nationaux, Yves Charles a, depuis deux ans maintenant, décidé de percer à l’international en organisant des voyages de prospection auprès de grands chefs à l’autre bout du monde. « Cela porte ses fruits puisque nous avons un importateur au Japon, au Québec ainsi que des représentants à Hong-Kong, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique et en Russie. Le rayonnement s’étoffe. » Si la marque Perceval est bien représentée et bien implantée en Europe, l’enjeu principal pour la coutellerie est aujourd’hui de se tourner vers ce que l’on appelle « le grand export » avec pour principale difficulté une barrière culturelle qu’il faut surmonter. « Je me suis déplacé souvent en Asie et au Moyen-Orient pour voir ce qu’était le marché, voir ce qu’était le développement de la restauration haut de gamme. Quand on regarde des pays comme Dubaï ou Singapour, la situation n’est pas du tout la même. Par exemple, la restauration à Dubaï ne s’est pas énormément développée contrairement à Singapour où sont présents des chefs très emblématiques. Il faut vraiment analyser le marché d’une façon très fine et très professionnelle pour se développer à l’international. »

En savoir plus :

http://www.couteau.com

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