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Après l'impression 3D, l'impression 4D.

par jlduret 10 Décembre 2013, 20:45 imprimantes 3D

Après l'impression 3D, l'impression 4D.

Alors que l’impression 3D s’apprête à révolutionner de nombreuses industries, l’impression 4D pointe déjà le bout de son nez dans les universités ainsi que dans le secteur de la mode…

L'ère des objets (IOT).

On estime à 70 milliards le nombre d’objets connectés d’ici 2020 pour un taux d’équipement de 4 milliards de smartphones.

Les « objets connectés » Google, Samsung et même Nissan ou Nike, en ont fait un levier d’avenir. Plus que jamais les objets du quotidien gagnent en valeur avec un petit plus indéniable : la connectivité.

Les objets connectés vont fleurir de toute part et ne seront pas l’affaire de quelques industriels.

Jardin, Sport, Voyage, Santé, ils se feront de plus en plus nombreux et émergeront aussi bien dans les laboratoires de grands groupes que dans les ateliers de jeunes entrepreneurs.

L'impression 3D favorisera-t-elle l'apparition des objets connectés ?

La technique permet d’imprimer les pièces détachées séparément et de les assembler ensuite, voire d’imprimer les objets déjà terminés, mais qui n’ont rien de connecté…

Microsoft a déposé en septembre 2013 un brevet rendu public qui aurait pour objectif de repousser les limites de l’impression 3D, avec ses machines 3D15 capables d’élaborer des objets électroniques en fournissant comme « consommables » des cartouches de composants électroniques (puces, LED, processeurs, etc). Une avancée majeure pour l’IOT (Internet of Things).

L'impression 4D: quand l'objet s'adapte à son environnement: c'est la 4ème dimension

Alors que la technologie tridimensionnelle émerge tout juste et s’apprête à révolutionner nos industries, les chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) voient plus loin, en quatre dimensions.

Il s’agit d’un concept mettant en oeuvre des matériaux « intelligents », imprimés en 3D, qui évoluent dans le temps ou s’adaptent à leur environnement.

Ceux-ci sont programmés pour se déplacer, onduler, rétrécir, ou encore s’élargir, en fonction de facteurs externes comme la chaleur, la lumière, l’humidité ou les sons.

Ces nano-matériaux rendent la matière capable de « s’auto-assembler », comme c’est le cas dans l’exemple en vidéo.

L’armée américaine a accordé une bourse de 855.000 dollars à deux universités afin qu’elles développent notamment des camouflages d’uniformes à partir de l’impression en 4D. Ils sont invités par exemple à imaginer des camouflages d’uniformes nouvelle génération, ou bien des matériaux protecteurs contre les gaz ou les éclats d’obus.

Tout cela reste de l’ordre de la recherche scientifique et pourtant les premières déclinaisons commerciales se font déjà sentir.

La 4D, quel intérêt ?

Ainsi, le studio de design Nervous System a inventé Kinematics, un système d’impression 4D qui pourrait intéresser l’industrie de la mode.

Les accessoires imprimés via cette technique s’adaptent naturellement au corps de la personne qui les porte. Colliers, bracelets ou boucles d’oreilles sont ainsi vendus entre 35 et 350 dollars.

Nervous System planche désormais sur une robe (une seule pièce) capable d’épouser vos formes mesdames.

Le studio a également développé une application qui permet aux utilisateurs de personnaliser la conception de leurs bijoux, puis de les commander.

L'avenir

Ce qu’il faut retenir de l’impression 4D, c’est tout d’abord ses conséquences financières (gain de temps et de de main d’oeuvre) lors des processus de fabrication.

Aujourd’hui ces matériaux intelligents réagissent au contact de l’eau, mais bientôt les chercheurs pourront déclencher cette réaction grâce au son, à la lumière, aux vibrations et même au changement de température.

Cette nouvelle technologie permettra par exemple à Bouygues de construire des bâtiments sensibles à la météo, ou encore à Renault d’imaginer des véhicules capables d’adapter leur forme lorsqu’il pleut, pour mieux gérer l’évacuation de l’eau.

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A voir absolument : Voir les démonstrations en vidéo

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